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Tout au long de ma carrière de journaliste, j'ai eu le privilège de rencontrer plusieurs femmes de toutes les souches sociales en Afrique. J'ai été touchée par l'esprit de survie de ces femmes et leur désir à devenir entrepreneures. Les femmes africaines en milieu rural que j'ai rencontré m'ont exprimé un besoin à rentabiliser leur productivité agricole. Un des éléments omniprésents dans nos échanges était l'urgent besoin à obtenir une aide financière ponctuelle pour ainsi subvenir à leur besoin immédiat. Impuissante devant ces demandes démesurées j'ai pensé à une femme qui a fait partie de mon éducation et de ma vie, ma grand-mère Marthe. Cette dernière m'a souvent répété «La mendicité crée la dépendance et la clé du succès c'est l'école et le travail.» J'ai alors analysé leur situation sociale et tous les facteurs sociaux-politiques et culturels qui les mettaient dans cette situation. Si ma grand-mère issue d'un milieu rural est retournée à l'école « sous-l'arbre » (passer votre souris sur ce terme pour voir sa définition; requiert le JavaScript) dans la cinquantaine pour apprendre à écrire et lire en français, malgré les barrières sociales, pourquoi ces femmes n'en feraient autant? La réponse n'était pas aussi simple que celà. D'abord ma grand-mère avait fréquenté l'école dans les années vingt, une époque où les femmes n'aspiraien pas au statut professionnel, puis devenue enseignante dans les années trente, garde-malade par la suite dans les années 40, 50 et 60 et enfin agriculteure dans les année 70, période de sa pré-retraite. Toutes ses expériences cummulées pendant de nombreuses années, plus sa force de caractère, la prédisposaient à l'entrepreunariat et au retour à l'école. À mon retour au Canada, j'ai longuement réfléchi sur les stratégies à ong termes pouvant aider ses femmes à atteindre une indépendance et une stabilité financière. J'ai alors pensé à une autre femme qui a influencé ma vie et dont la beauté et la générosité ont rayonné pendant sa courte vie. Une femme qui pronait la liberté individuelle et surtout celle des femmes et qui leur venait souvent en aide quelqu'en soit leur besoin. Cette femme qui fût ma soeur s'appelait Madeleine Sanam. J'ai alors combiné les valeurs de ses deux femmes menant de façon différente le même combat. Ainsi, la Fondation Madeleine Sanam a vu le jour le 28 avril 1999 pour répondre aux besoins des femmes africaines en milieu rural démunies à se développer pour atteindre l'autonomie. — Chantal Londji Dang, Présidente |
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